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| Selon vous quelles sont les caractéristiques principales du métier de chercheur ? |
| La curiosité ! Beaucoup de gens sont satisfaits de ce qu'ils savent et d'évoluer dans un contexte bien stable. D'autres, les chercheurs, ont une mentalité un peu différente. Ils mettent les connaissances en doute, essayent de voir, de découvrir autre chose et de comprendre. |
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| Est-il frustrant de chercher, au risque de ne pas trouver ? |
| Chercher toute sa vie sans rien trouver doit être frustrant ! Mais en recherche rien ne tombe du ciel. On trouve continuellement des parties de réponses et de nouvelles questions émergent. On choisit alors une ligne directive parmi les centaines de possibilités et on continue à explorer. Il s'agit d'un processus continu. |
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| Un pays peut-il selon vous se passer des chercheurs ? |
| Un pays qui se passe de recherche est obligé de copier sur les autres. C'est donc possible, mais une mauvaise stratégie. Je pense qu'un pays, aussi petit qu'il soit, peut et doit faire de la recherche de nos jours. |
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| Tout métier a ses côtés moins agréables. Quels sont ceux de la recherche ? |
| Au Luxembourg le métier de chercheur est peu reconnu, même si ça commence à évoluer. L'idée que le pays est trop petit, qu'on est trop bête, qu'on n'a pas d'argent et qu'on ne doit pas se lancer dans ce genre d'activités est difficile à discréditer. Du coup la société dévalorise le rôle du chercheur. |
| L'autre aspect désagréable de la recherche est la partie administrative. Des grosses sommes sont en jeu. Il faut donc écrire des projets de recherche et les défendre auprès des décideurs politiques. Cette tâche prend énormément du temps et ça va en empirant ! Les publications et les brevets seraient à mon avis des critères plus objectifs pour justifier nos besoins. |
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