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| Selon vous quelles sont les caractéristiques principales du métier de chercheur ? |
| Maîtriser une technique ne suffit pas ! Le bon chercheur tire des hypothèses de ses recherches et place les résultats dans un contexte. Pour éviter toute tricherie, l'exactitude de ces résultats est vérifiée par la communauté scientifique. |
| Autre caractéristique du chercheur : la motivation. Elle vient aussi bien à cinquante ans que lors du cursus universitaire. |
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| Est-il frustrant de chercher, au risque de ne pas trouver ? |
| Pour le chercheur oui, bien sûr ! Il sera plutôt déçu ou irrité que frustré. Mais ne pas aboutir, ou du moins pas à ce que l'on attendait, n'est pas pour autant un échec ! C'est fréquent en taxonomie et en écologie où la subjectivité et l'estimation d'inconnues ont une place importante. En principe le chercheur veut tester des hypothèses et non les confirmer. Tout résultat en devient intéressant. |
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| Comment réagissez-vous à l'image du savant fou, malhonnête du cinéma ? |
| Dans ma jeunesse, le chercheur était effectivement un personnage comique, avec des drôles d'idées. Je pense au film du chercheur qui court après les papillons. Mais de nos jours, le scientifique est représenté dans des situations plus normales. |
| Par contre selon ses activités, l'image de destructeur de l'environnement lui colle à la peau. Son objectif n'est pourtant pas de détruire, mais d'étudier la nature. |
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| Tout métier a ses côtés moins agréables. Quels sont ceux de la recherche ? |
| Le métier de chercheur n'est pas source de fortune. Plus que l'aspect financier, son moteur principal sont des petits détails tels la découverte récente de la chenille inconnue d'une espèce de papillon très rare. Le chercheur est quand même financièrement plus avantagé au Luxembourg que dans les pays voisins. |
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